Pourquoi ne vaccine-t-on plus systématiquement contre la variole ?
C’est probablement l’aspect le plus spectaculaire de cette histoire.
La vaccination de masse contre la variole a progressivement été abandonnée dans plusieurs régions du monde après la diminution considérable du nombre de cas. Cette évolution a été rendue possible par une campagne internationale de vaccination et de surveillance coordonnée notamment par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
En 1980, l’OMS a officiellement déclaré la variole éradiquée.
Il s’agissait d’un événement historique majeur. La variole est devenue la première maladie humaine à être officiellement considérée comme éradiquée à l’échelle mondiale.
Cette réussite constitue encore aujourd’hui l’un des exemples les plus impressionnants de ce que peuvent accomplir la vaccination, la surveillance épidémiologique et la coopération internationale.
La disparition de la maladie explique pourquoi la majorité des personnes nées après les dernières campagnes de vaccination de routine ne possèdent pas cette cicatrice.
Une cicatrice à ne pas confondre avec celle du BCG
Lorsqu’on parle de cette marque sur le bras, une confusion revient souvent : celle avec la cicatrice laissée par le vaccin BCG, utilisé dans la prévention de certaines formes graves de tuberculose.
Les deux vaccinations peuvent effectivement laisser une marque durable sur la peau. Mais leur histoire et leur utilisation sont différentes.
Le BCG est encore utilisé dans certains pays et peut provoquer une petite cicatrice après la vaccination. Son apparence peut varier selon les individus et selon la technique utilisée.
La cicatrice associée à la vaccination antivariolique est également variable. Elle est souvent décrite comme ronde, légèrement déprimée et assez nettement délimitée.
Cependant, il faut rester prudent : l’apparence d’une cicatrice ne permet pas de déterminer avec certitude le vaccin qui a été administré. Pour connaître son historique vaccinal, le meilleur moyen reste de consulter les documents médicaux disponibles, notamment un ancien carnet de vaccination.
Que reste-t-il de cette vaccination aujourd’hui ?
La disparition de la variole ne signifie pas que le virus a totalement disparu de toutes les installations scientifiques. Des stocks de virus variolique ont notamment été conservés dans des laboratoires hautement sécurisés afin de permettre certaines recherches scientifiques.
La maladie, elle, ne circule plus naturellement dans la population.
Cette situation explique également pourquoi la vaccination antivariolique n’est plus proposée comme une vaccination de routine au grand public.
Certaines personnes peuvent néanmoins être vaccinées dans des circonstances particulières, notamment dans certains contextes professionnels ou lorsqu’une situation de santé publique l’exige. Les recommandations dépendent alors des autorités sanitaires et du niveau de risque.
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