Syndrome de l'intestin irritable, intolérance alimentaire : les erreurs à éviter pendant les vacances d'été, selon ces médecins

Syndrome de l'intestin irritable et maladie inflammatoire chronique de l'intestin : je repère les aliments irritants

Le syndrome des intestins irritables (SII), sans pathologie identifiable, et les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI), de type Crohn ou rectocolite hémorragique, exposent notamment à des troubles du transit plus ou moins importants et invalidants selon les moments. Une bonne prise en charge médicale, souvent pluridisciplinaire, peut heureusement aider à les mettre sous contrôle. Mais les symptômes repartent parfois à la hausse.

Quels sont les aliments à éviter cet été en cas de SII ou de MICI

Les chouchous, beignets, et toutes autres fritures irritantes, sont à éviter. De même, si les fruits et légumes sont indispensables à la digestion et à la richesse d’un microbiote protecteur, l’augmentation de leur consommation l’été, quand l’offre est plus tentante, peut être source de déséquilibres et d’irritation aggravée. C’est particulièrement vrai avec les plus fibreux et ceux qui contiennent beaucoup de FODMAPs, une catégorie de glucides fermentescibles souvent mal tolérés en cas de MICI ou de SII (voir ci-dessous pour les intolérances). Gare aussi aux apports augmentés de lactose, en particulier les fromages à pâte crue. "Enfin, les intestins fragiles sont fâchés avec l’alcool et les édulcorants dans les boissons light", prévient le Dr Fricker.

SII ou MICII : quelles solutions cet été ?

Hélas, chacun doit tâtonner avant de trouver ce qui lui convient le mieux... Les végétaux pelés et cuits semblent être mieux supportés. On peut aussi augmenter la part de légumineuse et de produits riches en oméga-3 (poissons gras comme les sardines, huile de colza et de noix, graines…). Les yaourts, le fromage blanc et les fromages à pâte cuite passent normalement bien aussi. Quant aux boissons, rien ne vaut les eaux fraîches aromatisées au basilic, concombre et menthe à laisser infuser avant consommation.

L’astuce en plus : "Consommer ensemble (plutôt que séparément) légumes et féculents pour limiter l’effet irritant", suggère le Dr Fricker.

Intolérances alimentaires : je traque gluten, lactose, fodmaps, ou histamine

Quand on se connaît, on sait que certains aliments sont davantage responsables de troubles digestifs, de fatigue, de céphalées… : les plus riches en gluten, en cas d’intolérance, même sans souffrir de la maladie coeliaque ; les plus dosés en lactose, quand une enzyme assurant sa dégradation (la lactase) fait défaut ; les plus concentrés en FODMAPs, même sans SII ou MICI corrélées ; ou encore ceux qui contiennent beaucoup d’histamine, une molécule produite par la fermentation ou l’affinage, plus ou moins bien acceptée en grande quantité. Ces composants peuvent se cacher dans des aliments que l’on n’a pas l’habitude de manger loin de chez soi.

Les aliments à éviter cet été en cas d'intolérance alimentaire

Pour les FODMAPs, on limite les cerises, les pêches, les prunes, la pastèque, les pommes et les poires qui en contiennent beaucoup, mais aussi l’ail, le blé, le seigle, l’orge (caché dans les pizzas, parfois les viennoiseries, le pain…), les fèves et les pois chiches, ainsi que les fromages à pâte molle et les crèmes glacées. Pour le lactose, gare aux desserts au lait, comme les glaces, la chantilly, et les préparations industrielles cachant du lactose (pizza, vinaigrette, soupes, pain de mie…). Pour le gluten, pas de baguette blanche pour le sandwich du pique-nique ! Pour l’histamine, on déguste avec modération huîtres et fruits de mer et on évite de les faire suivre de charcuterie, fromages affinés, légumes fermentés comme le kimchi (pourtant apprécié pour sa fraîcheur) ou la choucroute.

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