Dans un entretien accordé à Paris Match, Marine Tondelier est revenue sur ses débuts et l’évidence de son engagement : “Quand tu viens au monde à Hénin-Beaumont, les statistiques sont implacables : tu as, le jour de ta naissance, cinq ans d’espérance de vie de moins que si tu es né à Paris. Mais qui s’en préoccupe ? Les élus du coin ? Très peu.” Elle raconte alors avoir été “quelques années la seule élue écologiste de l’agglomération d’Hénin-Carvin”, souvent moquée lorsqu’elle abordait des sujets liés à la pollution ou à la santé. Pour elle, c’est alors une évidence.
Dès son enfance, Marine Tondelier se lance sur le sujet, mais c’est un fait divers politique qui la propulse vraiment dans l’arène : “Le maire de gauche de ma ville venait d’être condamné à une peine de prison pour dix-huit chefs d’inculpation et révoqué de ses fonctions.” À peine arrivée chez les Verts, elle monte donc une liste écologiste pour les municipales : “Hénin ne comptait que quatre adhérents à l’époque. Cinq avec moi. C’était décidé, on allait se présenter aux municipales. Il ne nous manquait que… trente personnes pour boucler notre liste !” Résultat ? Près de 10 % des voix. Un baptême du feu réussi. La voilà lancée.
