Signes avant-coureurs d'une hémorragie gastro-intestinale (à ne pas ignorer !)
De nombreuses personnes ne ressentent aucune douleur jusqu'à ce que l'hémorragie soit avancée. Surveillez les signes suivants :
Selles noires et goudronneuses (méléna) — signe de sang digéré
Du sang rouge vif dans les vomissements ou une substance ressemblant à du marc de café
Fatigue inexpliquée, étourdissements ou essoufflement (signes d'anémie due à une perte de sang)
Douleurs abdominales ou ballonnements (bien que non systématiques)
Consultez un médecin en urgence si vous remarquez l'un de ces symptômes.
Comment se protéger : des stratégies plus sûres de gestion de la douleur
Vous n'êtes pas obligé de souffrir, mais vous devez choisir intelligemment les solutions pour soulager la douleur.
1. Utiliser la dose efficace la plus faible pendant la durée la plus courte possible.
Ne prenez jamais d'AINS « juste au cas où ».
Évitez de combiner plusieurs AINS (par exemple, ibuprofène + naproxène).
Ne prenez pas d'AINS en vente libre pendant plus de 3 à 5 jours sans consulter un médecin.
2. Renseignez-vous sur la protection de l'estomac
Si vous devez prendre des AINS à long terme, votre médecin pourra vous prescrire :
Un inhibiteur de la pompe à protons (IPP) comme l'oméprazole
Misoprostol (un médicament qui protège la muqueuse de l'estomac)
3. Envisager des solutions alternatives
Acétaminophène (Tylenol) : Plus sûr pour l’estomac (mais nocif pour le foie à fortes doses)
AINS topiques : Les gels ou les crèmes (comme le gel Voltaren) soulagent la douleur avec une absorption systémique minimale
Physiothérapie, thérapie par le chaud/froid ou acupuncture pour soulager la douleur arthritique
4. Ne jamais mélanger l'alcool et les AINS.
L'alcool augmente considérablement le risque d'ulcères. Évitez de boire pendant la prise de ces médicaments.
Note spéciale sur l'aspirine
Si vous prenez de l'aspirine à faible dose pour protéger votre cœur, n'arrêtez pas le traitement sans en parler à votre médecin : les bénéfices cardiovasculaires pourraient être supérieurs aux risques gastro-intestinaux. Par ailleurs, demandez-lui s'il est possible d'ajouter un IPP à titre préventif.
FAQ : Réponses à vos questions sur les AINS
Q : Les AINS « doux » ou « sans danger pour l’estomac » sont-ils plus sûrs ?
R : Pas vraiment. Tous les AINS oraux comportent un risque gastro-intestinal. Les versions gastro-résistantes retardent la libération du principe actif, mais n'éliminent pas le danger.
Q : Puis-je prendre de l'ibuprofène avec de la nourriture pour protéger mon estomac ?
R : Cela aide légèrement, mais ne prévient pas les ulcères ni les saignements chez les utilisateurs à haut risque.
Q : Les anti-inflammatoires naturels comme le curcuma sont-ils sans danger ?
R : En général oui, mais leur efficacité est bien moindre. De plus, les suppléments à forte dose peuvent interagir avec les anticoagulants.
Q : Que faire si je prends de l'ibuprofène quotidiennement depuis des années ?
A : Parlez-en à votre médecin ; il pourra vous prescrire une endoscopie pour vérifier la présence d’ulcères silencieux et discuter d’alternatives plus sûres.
En résumé : soulager la douleur ne devrait pas vous coûter votre santé.
Les AINS sont des médicaments puissants, mais ils ne sont pas sans danger. Si vous en prenez régulièrement, vous méritez de connaître les risques et d'explorer des alternatives plus sûres.
Alors avant d'avaler votre prochain comprimé, posez-vous la question suivante :
« Ai-je vraiment besoin de ça aujourd’hui ? »
Et si vous avez plus de 60 ans, souffrez d'arthrite ou prenez ce médicament quotidiennement, prenez rendez-vous avec votre médecin. Votre estomac (et votre santé future) vous en remercieront.
Avez-vous ou un proche subi des effets secondaires liés à la prise d'AINS ? Partagez votre témoignage ci-dessous : votre expérience pourrait aider d'autres personnes à éviter une complication grave
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